Le miracle de Capernaüm vu autrement
Le miracle de Capernaüm vu autrement
Thème : Une
foi qui s’exprime autrement
Texte : Luc 7:1-10
Contexte immédiat
On sort du
Sermon sur la montagne.
Luc 6 vient de nous secouer : béatitudes, amour des ennemis, pardon, fondement
solide…
Et puis Luc
écrit simplement :
« Après
avoir achevé tous ces discours… Jésus entra dans Capernaüm. »
Nous pensons
et nous voyons cela comme si c’est discret pourtant c’est énorme. On continue
vers un autre miracle.
Jésus ne s’installe
pas dans la gloire d’un grand discours, il continue son travail, entrant dans
une ville réelle, avec ses malades, ses tensions politiques, ses
contradictions.
Il passe de
la parole à la chair.
Cet évangile descend pas dans nos villes, nos familles, nos problèmes concrets…
c’est l’évangile du Christ.
Versets 2-3 : Le centenier et son serviteur
Un centenier
c’est un officier romain. Un homme de
pouvoir qui a des subordonnées, (les juifs sont, à cette époque sous la
domination romaine).
Mais quelque
chose d’étrange, l’officier aime profondément son serviteur.
Ça peut
paraître banal pour nous. Ça ne l’était pas à cette époque.
Un esclave, dans la culture romaine, c’était remplaçable.
Mais cet homme souffre pour lui.
Première surprise : le pouvoir n’a pas étouffé son
cœur.
Deuxième surprise : il n’ose pas aller vers Jésus
lui-même.Il envoie des anciens juifs.
Il sait qu’il
est étranger à l’alliance. Il ne force pas l’entrée. Il respecte la hiérarchie,
la personne du Christ.
Il est
puissant… mais humble.
Et ça, c’est
un indicateur intéressant d’une certaine foi.
Versets 4-5 : “Il mérite…”
Les anciens
arrivent auprès de Jésus et plaident pour lui :
“Il mérite
que tu lui accordes cela.”
Ils parlent
de ses œuvres. Il a bâti une synagogue. Il aime la nation : toute la phiolosophie
juive est sur les bonnes œuvres, donner, offrir, etc.
Ils
raisonnent comme nous raisonnons souvent : Le mérite = la récompense.
Mais ce qui
est frappant, c’est que le centenier lui-même va dire l’inverse.
Eux disent :
il mérite.
Lui dira : je ne suis pas digne.
Le monde
regarde les constructions visibles.
Dieu regarde le cœur qui n’est pas visible.
(1 Samuel 16:7)
On peut
bâtir une synagogue sans avoir la foi.
Mais lui a bâti deux choses qu’il est très important de mentionner : une
synagogue (visibleà… et une humilité (qui se manifeste).
Versets 6-7 : “Je ne suis pas digne…”
Et cela qu’il
manifeste son humilité
“Seigneur, ne te donne pas cette
peine, car je ne suis pas digne…”
Il appelle
Jésus Seigneur… sans l’avoir vu. En refusant ainsi le mérite qu’on lui
attribue.
Et surtout,
il dit cette phrase pleine de foi : “Dis
seulement un mot…”
L’officier ne
demande ni un geste, ni une présence physique ni une mise en scène quelconque.
Un mot
suffit.
Il a compris
quelque chose d’immense : la parole de Jésus n’est pas une parole ordinaire.
Elle porte autorité, une autorité qui sauve.
Il a saisi ce
que beaucoup de religieux n’avaient pas encore compris. (Beaucoup de ses
serviteurs même ne pouvaient comprendre cette immensité de foi).
Verset 8 : L’homme qui comprend l’autorité
Il explique
son raisonnement :
“Moi aussi,
je suis un homme soumis à une autorité…”
En tant qu’officier,
il connait la chaine de commandement, les rouages de la hiérarchie. Il sait
obéir.
Il voit en
Jésus une autorité spirituelle structurée comme dans une armée (meme s’il est
allé beaucoup loin, en croyant que seule sa parole meme de loin, sauve).
Comme dans une armée.
Verset 9 : Jésus s’étonne
Et là… une chose
rare mais à glorifier le très haut se produit : Jésus admire.
Il est
frappé par cette foi venant d’une personne n’étant pas ni un docteur de la loi,
ni un pharisien, non plus un juif).
C’est un
officier romain, un païen.
Comme quoi,
la foi celle que Dieu recherche n’a pas son berceau dans les milieux religieux.
Verset 10 : Un miracle sans spectacle
Et le
miracle ? il n’a pas eu besoin de spectacle. Tout s’est déroulé hors de portée.
Mais un juste
un constat s’en est découlé : le serviteur est guéri.
La foi n’a
pas besoin de bruit pour produire du fruit.
Ce que ce texte nous confronte aujourd’hui
- Reconnaître qu’on n’est pas
digne ouvre parfois plus de portes que revendiquer nos droits.
(Jacques 4:10) - La foi la plus authentique n’a
pas toujours besoin de preuves visibles.
(Jean 20:29) - Ceux qu’on considère “à
l’extérieur” peuvent parfois avoir reçu le salut par rapport à ceux qui
fréquentent les milieux religieux.
- Nous devons arrêter de
conditionner l’action de Dieu à notre proximité émotionnelle ou physique.
La vraie foi
dit simplement :
Une foi
profonde peut tout simplement s’adresser à Dieu en ces termes : “Dis un
mot.”
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