La résurrection de Lazare "Lazare réappelé à la vie : la puissance de Christ sur la mort spirituelle"
2. La résurrection de Lazare (Jean 11:1-44) – "Lazare réappelé à la
vie : la puissance de Christ sur la mort spirituelle"
Jean 11 relate un des moments
les plus émouvants et puissants de tout l’Évangile : la résurrection de Lazare,
mort depuis quatre jours, frère de Marthe et Marie, ami de Jésus. Ce miracle
n’est pas juste un acte spectaculaire – c’est une proclamation dramatique de la
divinité de Jésus, de Son autorité sur la vie et la
mort, et surtout de la nature du salut par la foi.
Dans ce récit, on découvre le
cœur compatissant de Christ, pleinement homme, et la puissance divine de
Christ, pleinement Dieu.
1. Le message central : “Je
suis la résurrection et la vie”
Jésus ne dit pas simplement "Je
vais ressusciter Lazare", mais Il proclame :
> « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit
en moi vivra, quand même il serait mort. » (Jean 11:25)
Ici, Jésus ne parle pas d’abord
d’un événement futur, mais d’une identité présente. Il affirme être la source
même de la vie éternelle, celui qui peut ressusciter maintenant, et pour
toujours.
C’est une déclaration de divinité.
Seul Dieu a autorité sur la vie et la mort. Ce miracle confirme donc ce que
Jean affirme dès le chapitre 1 :
> « En lui était la vie, et la vie était la lumière
des hommes. » (Jean 1:4)
2. Lazare, image de l’homme
mort dans le péché
Lazare est une image forte du
pécheur perdu :
- Il est mort depuis quatre
jours : aucune possibilité de retour par lui-même.
- Son corps sent déjà : c’est
le rappel que le péché produit la corruption.
- Il est dans un tombeau,
enfermé, lié — exactement comme l’homme sans Dieu, prisonnier de la mort
spirituelle.
> « Vous étiez morts par vos offenses et par vos
péchés... » (Éphésiens 2:1)
L’homme ne peut se sauver
lui-même. Il ne peut pas revenir à la vie par ses œuvres, ni par une réforme
morale. Il faut une voix divine qui l’appelle, une grâce souveraine qui le
ressuscite.
3. Jésus appelle Lazare : un appel personnel,
irrésistible, plein d’autorité
> « Jésus cria d’une voix forte : Lazare, sors ! »
(Jean 11:43)
Ce cri est le moment
du miracle. La Parole de Jésus crée la vie. Comme à la création, Il parle, et
la vie surgit.
Lazare sort du tombeau, encore
lié. Ce détail est crucial :
- Il est vivant, mais encore entravé
— il a besoin d’être délié.
- Cela montre que le salut
n’est pas seulement la vie nouvelle, mais aussi la liberté progressive que
Christ apporte. (Sauvé, le croyant a besoin de sanctification progressive, il
peut pécher, mais ce n’est pas de son gré, il se sanctifie par la
prière).
4. Ce qui comptait réellement
pour Christ : la foi en Lui, pas la délivrance immédiate
Marthe et Marie pensaient que
Jésus avait tardé. Elles disent :
> « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait
pas mort. » (Jean 11:21, 32)
Mais Jésus leur montre que le
but n’était pas d’éviter la mort, mais de révéler Sa gloire et de nourrir leur
foi :
> « Cette maladie n’est pas à la mort ; mais elle est
pour la gloire de Dieu. » (Jean 11:4)
Il ne cherche pas seulement à
consoler, mais à révéler la vérité ultime : la vie éternelle se trouve en Lui
seul, et non dans la santé, les bénédictions ou le confort terrestre.
5. Une image du salut par grâce, non par
mérite
Lazare n’a rien fait pour être ressuscité. Ce
miracle est une démonstration de la grâce pure :
- Il n’a pas prié.
- Il n’a pas "mérité"
sa résurrection.
- Il n’a pas "coopéré".
Cela nous enseigne que le salut ne vient pas de notre
volonté, mais de l’appel de Dieu (cf. Jean 6:44).
Et pourtant, Lazare devait répondre : il sort
du tombeau, il accepte la vie qui lui est donnée. Cela reflète la tension entre
la grâce souveraine de Dieu et la foi humaine qui y répond.
Qu’est-ce que ce message nous
enseigne aujourd’hui
1. Le salut est une
résurrection spirituelle
Le pécheur est mort, jusqu’à ce
que Christ parle. Le salut n’est pas une amélioration, c’est une résurrection.
Tu n’es pas juste "réparé", tu es recréé en Christ.
> « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle
créature… » (2 Corinthiens 5:17)
2. Dieu veut aussi délier ceux
qu’il a ressuscités
Quand Lazare sort, Jésus dit :
> « Déliez-le, et laissez-le aller. » (Jean 11:44)
C’est une image de la sanctification : après le
salut, Dieu veut que nous soyons libérés de ce qui nous entrave encore —
habitudes, peurs, mensonges.
Parfois, Il utilise l’Église,
la Parole, ou même les épreuves pour nous « délier ».
3. Jésus compatit à nos
douleurs, même quand Il sait qu’Il va intervenir
> « Jésus pleura. » (Jean 11:35)
Ce verset, le plus court de la
Bible, est l’un des plus profonds. Jésus sait qu’Il va ressusciter Lazare, mais
Il pleure. Pourquoi ?
Parce qu’Il ressent pleinement notre douleur.
Il n’est pas distant. Il est Emmanuel — Dieu avec nous, dans nos deuils, nos
détresses, nos attentes.
Il pleure avec nous, même quand
Il est en train de préparer un miracle.
Ce miracle n’est pas juste une
preuve que Jésus peut faire revenir un mort à la vie. Il est une prédication en
acte :
- Jésus est Dieu fait chair,
Maître de la vie et de la mort.
- Le salut est un appel
personnel à sortir du tombeau du péché.
- Ce qui compte pour Christ, ce
n’est pas que tu sois “bon” selon la loi, mais que tu croies en Lui et que tu
acceptes la vie qu’Il donne.
- Le miracle est le reflet de
ce qu’Il veut faire en chacun de nous : appeler à la vie, délier, et révéler Sa
gloire par notre transformation.
Commentaires
Enregistrer un commentaire
Laissez un commentaire